Retrouvez ma lettre mensuelle de Députée – Septembre 2019 :

 » Madame, Monsieur,

Jacques Chirac appartient désormais à l’Histoire de France. Comme pour chaque Français, le Président Jacques Chirac était une part de nous.

Comme l’a rappelé le Président de la République, Emmanuel Macron, Jacques Chirac a su reconnaître lors du discours du Vel d’Hiv « les responsabilités de notre pays dans les heures les plus sombres de la Seconde Guerre mondiale. Comme il sut élever douze ans plus tard les Justes en exemple ».

Défenseur de l’IVG avec Simone Veil, de l’abolition de la peine de mort avec Badinter, de la cohésion sociale, de la défense de la paix dans le monde, d’une Europe plus protectrice, de l’écologie : ses combats continueront de couler dans nos veines !

Adieu Monsieur le Président.

Le 5 septembre, j’ai eu l’honneur d’être nommée Vice-présidente dans le nouvel exécutif du groupe LaREM, aux côtés de Gilles Le Gendre, à l’Assemblée nationale.

C’est collectivement que nous trouverons des solutions pour continuer à transformer notre pays et répondre aux attentes de nos concitoyens !

Il y a 75 ans, le 25 août 1944, la France allait enfin retrouver sa liberté et sa dignité. Comme partout en France, nous célébrons aux côtés de Pierre Dartout, Préfet des Bouches-du-Rhône, la commémoration du 75e anniversaire de la Libération de notre ville Marseille devant le Char Jeanne d’Arc.

Le 30 août, avec Amélie de Montchalin, Secrétaire d’Etat chargée des affaires européennes, au centre d’informations d’Europe direct à Marseille pour échanger avec les associations sur les priorités gouvernementales en France et plus largement en Europe.

Merci pour ces échanges constructifs tant pour nos négociations à Bruxelles, que pour porter des solutions européennes dans nos territoires !

Rentrée studieuse à l’Assemblée nationale où nous avons commencé les travaux parlementaires sur le projet de loi bioéthique dès la fin du mois d’août. Procréation Médicalement Assistée (PMA), dons et origines,…tous les sujets sont actuellement abordés en commission et en séance publique.

En audition, à la commission spéciale de ce texte avec Agnès Buzyn, Ministre de la santé, j’ai souhaité souligner l’importance de maintenir les activités liées à la PMA dans le secteur privé, fort d’une expérience de 25 ans en France. Au même titre que le secteur public, les professionnels du secteur privé qui sont déjà autorisés à exercer des actes de prélèvements, de recueil et de conservation des gamètes doivent continuer.

Tel est le sens de l’amendement que j’ai porté et qui a été adopté !

Retrouvez mon intervention en commission en cliquant sur le lien suivant :  https://twitter.com/ClairePitollat/status/1171835085278056448

Ce projet de loi dessine un cadre équilibré entre « l’accès à de nouveaux droits, l’utilisation raisonnée et sécurisée des progrès scientifiques et techniques » et « le respect de la personne humaine ».

Sur le terrain, à ma permanence, j’ai eu l’occasion de rencontrer Patrice Padovani, adjoint délégué à l’hygiène et Santé à la ville de Marseille et membre du réseau Ville Santé de l’OMS, suite à la mise en place d’une Commission scientifique pour évaluer la présence de 75 perturbateurs endocriniens dans la Métropole d’Aix-Marseille-Provence.

A l’Assemblée nationale, nous poursuivons parallèlement les auditions sur notre mission sur les perturbateurs endocriniens avec les représentants de grande entreprise comme Carrefour ou encore des associations comme Citeo France.

Economiser les ressources et accélérer notre engagement dans l’économie circulaire passe par le tri et le recyclage respectueux de l’environnement et de notre santé !

Mi-septembre, à Marseille aux côtés de Cédric O, Secrétaire d’Etat chargé du numérique, Jean-Philippe Agresti, Doyen de la faculté de droit d’Aix-Marseille et Johan Bencivenga, Président de l’Upe 13, pour le déjeuner de travail du 19ème forum des entrepreneurs de l’Upe 13 à l’école supérieure de commerce, Kedge Business School de Marseille. Moment d’échange convivial avec les entreprises locales pour rappeler les enjeux économiques et sociaux du département des Bouches-du-Rhône.

Le 14 septembre, c’est la rentrée politique avec les Jeunes Avec Macron (JAM) de la région PACA à Marseille. Présentation de mon travail de parlementaire, de mes engagements dans le milieu associatif et de mes nouvelles responsabilités en tant que Vice-présidente du Groupe LaREM à l’Assemblée nationale. Merci pour ce moment convivial !

Rentrée chaleureuse et studieuse avec les « Numéros 10 » à Marseille. L’occasion de définir les objectifs du « club politique & société » dont je suis coach. J’ai été particulièrement heureuse d’apprendre les réussites d’Akram qui réalise son rêve de travailler dans l’aéronautique, d’Aïcha qui rentre à Sciences Po et de Ramy en médecine.

Parce que la meilleure des protections reste la formation, accompagnons nos jeunes pour qu’ils aillent le plus loin possible dans leurs projets. Je tiens à saluer le travail de ces jeunes, il faut les encourager !

Aux côtés de Victor Hugo Espinosa, Président d’Ecoforum, nous avons animé un débat, début septembre, sur : « Marseille : La ville écologique de demain ».

Merci d’être venu aussi nombreux pour partager avec nous vos idées pour que notre ville devienne demain : plus attractive, plus mobile et plus « verte » !

A Paris, j’ai visité la Maison du Poumon à l’occasion de la Journée Nationale pour la qualité de l’air. Des ateliers très divertissants pour apprendre aux enfants les bons réflexes pour un air intérieur meilleur !

Présidente du groupe d’études sur « Air et santé : impact sur la santé de la qualité de l’air intérieur et extérieur » à l’Assemblée nationale, avec mes collègues nous avons commencé les auditions pour mettre en avant les acteurs de la qualité de l’air en France et faciliter la mise en œuvre de solutions.

N’oublions pas que chaque année : 67 000 personnes meurent en France des suites d’une pathologie provoquée ou aggravée par l’insuffisante qualité de l’air ; 9 millions à l’échelle mondiale.

La pollution de l’air extérieur comme intérieur représente un bilan humain désastreux et un coût exorbitant, restons mobilisés ! L’incendie de l’usine Lubrizol de Rouen, jeudi dernier, ne fait hélas que nous rappeler l’urgence de cette situation.

La qualité de l’air appelle une mobilisation générale. Très heureuse d’avoir assisté à la conférence de presse sur « Escale Zéro Fumée » à Marseille aux côtés d’Elisabeth Borne, Ministre de l’Ecologie. La région du Sud et l’Agence de l’Environnement et de la Maîtrise de l’Energie (Ademe) investissent 30 M€ pour réduire la pollution maritime brancher à quai tous les bateaux d’ici 2025, soit une diminution de 10% de la pollution de l’air !

Le 17 septembre dernier, la loi « orientation des mobilités », portée par notre majorité a été adoptée. Elle engage une transformation profonde du secteur des transports et simplifie les déplacements du quotidien de tous les Français. L’objectif est de garantir à tous, des transports plus efficaces, plus propres et plus accessibles.

Réforme des retraites, projet de loi bioéthique : nous gardons le cap d’ici les prochaines semaines pour réformer en profondeur notre pays. Il est essentiel d’ouvrir de nouveaux droits aux femmes, de renforcer l’équité entre les générations et de mieux protéger les plus fragiles.

Vous pouvez compter sur ma détermination en 2019 pour continuer à soutenir avec le même engagement la modernisation de la France ! »

Retrouvez ma lettre mensuelle – Juillet 2019 :

Madame, Monsieur,

Chaque année, 67 000 personnes meurent en France des suites d’une pathologie provoquée ou aggravée par l’insuffisante qualité de l’air ; 9 millions à l’échelle mondiale. La pollution de l’air extérieur comme intérieur représente un bilan humain désastreux et un coût exorbitant.

L’air que l’on respire, dans nos logements, dans les transports, que respirent nos enfants dans les écoles, les patients dans les hôpitaux, les personnes âgées dans les EHPAD reste en effet l’une des premières inquiétudes sanitaire et environnementale de notre siècle, c’est la raison pour laquelle je me suis engagée sur cet enjeu de santé publique en devenant marraine de l’association marseillaise « L’air et moi ».

Présidente du groupe d’études sur « Air et santé : impact sur la santé de la qualité de l’air intérieur et extérieur » à l’Assemblée nationale, avec mes collègues nous avons commencé les auditions pour mettre en avant les acteurs de la qualité de l’air en France et faciliter la mise en œuvre de solutions.

Telle est notre responsabilité en tant que législateur !

Début juillet, aux côtés de Suzanne DEOUX, médecin expert « santé bâtiment urbanisme », j’ai participé à Paris à la 7ème édition des défis bâtiment santé.  Nous passons, en effet, 80 % de notre temps à l’intérieur. Il faut trouver des solutions pertinentes pour améliorer et mieux structurer une filière sur la ventilation.

Retrouvez mon interview sur mes propositions d’actions prioritaires pour mieux accompagner les collectivités dans la prise en compte de la qualité de l’air intérieur.

Nous avons organisé une audition conjointe entre mon groupe d’études et le groupe d’amitiés France – Vietnam : une première à l’Assemblée nationale ! Ainsi, aux côtés de mes collègues Stéphanie Do et Jean-François Cesarini, nous avons reçu Madame Khanh, 1ère femme Vietnamienne à recevoir le « Goldman Prize », forte de son action dans la lutte contre la pollution de l’air dans son pays.

L’occasion de rencontrer différents acteurs sur la qualité de l’air en France comme Thomas Kerting, fondateur de l’association Airpublic ; Gilles Forêt, Responsable du DIM QI² ; Alexandre Nezeys, représentant des ONG « Pure Earth » & « Global Alliance for Health and Pollution »; Etienne de Vanssay, président de la FIMEA, Jacques Moussafir, président d' »Aria technologies » et Cécile Jahan, chef de projet à l’Université Paris-Est Créteil, membre de l’association Airducation.

Merci pour ces échanges. Son action est une vraie source d’inspiration !

Le 02 juillet, j’ai attiré l’attention de Muriel Pénicaud, Ministre du Travail, en Commission des Affaires Sociales, sur le taux de chômage des 15-24 ans.  En effet, après un pic à 24,9% en 2013, le taux de chômage des 15-24 ans connaît un début de repli et s’établit à un peu moins de 21% en 2018. L’allongement de la durée de travail requise pour accéder à l’emploi ne risque-y-il pas de compliquer la situation des jeunes récemment arrivés sur le marché du travail ?

La Garantie jeunes a prouvé son efficacité et ses ambitions ont donc été revues à la hausse. Il nous faut aller plus loin pour prévenir le décrochage des jeunes, et soutenir les initiatives des territoires. Le programme Impact jeunes en est un bon exemple, animé par la fondation des apprentis d’Auteuil qui consiste à aller chercher ces jeunes, sans cloisonnement d’âge, dans leurs quartiers pour leur proposer un accompagnement sur-mesure.

Retrouvez mon intervention en Commission.

C’était il y a 230 ans : la conquête de la liberté par le peuple Français, que nous célébrons ensemble chaque 14 juillet ! Partout en France, comme à Marseille, la Nation réunie honore ceux qui ont pour mission d’assurer par la force des armes la défense de la patrie. Merci à nos soldats qui protègent au quotidien notre liberté.

Le jeudi 11 juillet, aux côtés de Cédric O, Secrétaire d’Etat chargé du numérique, nous avons visité le tiers-lieu Mars Medialab à Marseille : où l’innovation sociale et le numérique se rencontrent. Le développement du numérique doit pouvoir bénéficier à tous pour que demain notre société devienne plus inclusive.

Puis le soir, j’ai assisté à sa réunion publique avec les marcheurs de LaREM à Marseille, Cédric O a choisit notre ville pour lancer la French Tech Tremplin au niveau national ! Doté de 15 millions d’euros sur 2 ans, ce programme va permettre aux populations sous-représentées d’accéder à la Tech Française. Principe d’équité et de justice sociale !

Pour la 7ème étape du Tour de France de l’Industrie à Marseille, mi-juillet, j’ai eu le plaisir d’accueillir mon collègue, Guillaume Kasbarian, à Marseille.

Nous avons ainsi visité différents sites comme AIRBUS HELICOPTERS, 5ème site industriel de France, à la pointe de la technologie aéronautique depuis plus de 60 ans, à Marignane, ou encore l’entreprise COMEX, pionnière mondiale dans les interventions dans des environnements extrêmes.

Cette entreprise est connue dans le monde entier pour ses techniques liées aux explorations sous-marines en grande profondeur. Nous découvrons avec mon collègue parlementaire, le plus vieux sous-marin du Monde.

Nous pouvons être fiers de nos industries françaises !

Nous avons également visité la Savonnerie du Fer à Cheval, forte de plus de 160 ans d’existence qui perpétue la méthode de fabrication du savon de Marseille en chaudron selon la véritable méthode « Marseillaise ». Un belle histoire familiale !

Durant tout le mois de juillet, nous avons poursuivi nos auditions avec des entreprises, des experts mais également des associations à l’Assemblée nationale sur notre mission portant sur les perturbateurs endocriniens.

Nous avons notamment auditionné le réseau des villes santé de l’OMS qui travaille sur les inégalités sociales car plus de 70% de notre santé est liée à notre environnement et à des déterminants sociaux. Les actions des villes permettent en effet de réduire les perturbateurs endocriniens pour les publics vulnérables : femmes enceintes et enfants en priorité.

Il faut avoir un cadre réglementaire évolutif afin de mieux répondre à cet enjeu de santé publique !

Le 18 juillet, aux côtés de mes collègues Cathy Racon-Bouzon et de Saïd Ahamada, nous avons participé au lancement du camion des emplois francs, dans les quartiers prioritaires de la ville de Marseille. Quatre entreprises partenaires (Free, AG2R la mondiale, Domino Service & Kaporal) proposent un recrutement sans CV au plus près des personnes, de leurs compétences et de leurs potentiels.

En s’appuyant sur le dispositif des emplois francs, elles disposent notamment d’aides pouvant aller de 2 500 €/an pendant 2 ans maximum pour un CDD à 5 000 €/an pendant 3 ans pour un CDI.

Il faut aider les personnes les plus éloignées de l’emploi à retrouver un travail plus rapidement. Il est important de ne laisser personne sur le bord du chemin.

Très heureuse d’avoir accueilli mardi à l’Assemblée, les fondateurs du dispositif « Numéros 10 » dont je suis « coach politique ». Au programme comment essaimer ce dispositif de façon simple et agile ? Quel levier pour qu’ensuite il rayonne dès le collège et fasse émerger toujours plus de talents chez les jeunes issus des milieux défavorisés. Parce que la meilleure des protections reste la formation, ne laissons pas nos jeunes décrocher.

Je tiens à saluer le travail de ces jeunes, il faut les encourager !

Le 25 juillet dernier, j’ai participé à la réunion constitutive de la Commission spéciale chargée d’examiner le projet de loi relatif à la Bioéthique dont je fais partie à l’Assemblée nationale. Ce projet de loi sera débattu à partir de la mi-septembre.

Agnès Buzyn, ministre de la Santé, Nicole Belloubet, ministre de la Justice et Frédérique Vidal, ministre de l’enseignement supérieur ont présenté en Conseil des ministres le projet de loi bioéthique . Ce texte va permettre de grandes avancées, notamment concernant l’élargissement de la PMA (Procréation Médicalement Assistée), l’établissement de la filiation ou encore l’accès à l’identité du donneur.

Ce projet de loi dessine un cadre équilibré entre « l’accès à de nouveaux droits, l’utilisation raisonnée et sécurisée des progrès scientifiques et techniques » et « le respect de la personne humaine ».

Vous pouvez compter sur ma détermination en 2019 pour continuer à soutenir avec le même engagement la modernisation de la France !

Retrouvez ma tribune : « MARSEILLE 2020 : ET SI L’ON CHANGEAIT DE RÉGIME ? »

Je suis née à Marseille il y a 40 ans et, mes parents et moi, n’avons connu que deux maires : Gaston Defferre pendant 33 ans et Jean-Claude Gaudin depuis 25 ans. Si l’on met de côté la « parenthèse » Vigouroux entre 1986 et 1995, deux hommes ont fait la pluie et le beau temps dans notre ville pendant un demi-siècle !

Defferre et Gaudin, deux personnalités exceptionnelles, puissantes et populaires, deux tempéraments comme les méridionaux les aiment, qui ont réussi à séduire et à convaincre une majorité de Marseillais pendant si longtemps…

Et, en même temps, les Marseillais sont globalement mécontents de l’évolution de leur cité et cela ne date pas d’hier. Que disent-ils ? « Marseille est dangereuse », « quand on pense à nous, on pense insécurité », « notre ville est sale », « nos plages sont souillées par les déchets », « on ne peut plus se baigner », « certains de nos quartiers tombent en ruine », « la ville est de plus en plus divisée entre les quartiers riches et les quartiers populaires », « ici, les jeunes nont aucune chance de sen sortir », « notre ville a une mauvaise image ».

C’est le paradoxe de notre vie politique : à Marseille, on grogne, on s’oppose, on trouve que « la mairie ne fait rien ! » ou « pas assez » … Mais on élit toujours les mêmes !

Dans huit mois, Marseille sera à la croisée des chemins : la deuxième ville de France devra choisir son avenir. Alors qui sera Maire ?

Depuis 50 ans, l’expérience nous apprend que les deux élus qui ont gouverné notre ville n’ont pas su, ou n’ont pas voulu, trouver un successeur légitime, une personnalité forte qui se serait naturellement distinguée. Chaque décennie a vu monter en puissance un « dauphin potentiel », mais la plupart d’entre eux n’auront été que des comètes dans le ciel marseillais, D’autres se seront, faute de place au sommet, intégré dans le confortable système politique de la ville ou de la région, préférant un poste à une envolée, le gagne-pain plutôt que les idées.

Pour preuve, il est savoureux d’entendre Jean-Claude Gaudin, piquant comme il sait l’être, nous rappeler : « Chaque fois qu’on m’a désigné un successeur, celui-là n’y arrive pas ! »…

A Marseille, les comètes locales ont été nombreuses mais aucune ne s’est transformée en soleil. La politique des « arrangements entre amis » ayant toujours été la règle d’or, gare à celui ou celle qui fait des vagues : on s’amuse en le regardant grossir jusqu’à avoir les yeux plus gros que la ville et on se délecte à le voir rentrer dans le rang.

En face, dans le camp des opposants, des personnages folkloriques ou caricaturaux ont cru à leur destin. Certains et certaines y croient encore. Ils s’expriment souvent, parlent fort et espèrent qu’une situation explosive et inédite, ou qu’une une alliance opportune, puisse leur donner une chance, même infime, de s’asseoir dans le fauteuil de maire.

Ne parlons pas de ceux qui font de notre ville leur nouveau terrain de chasse !

Le dernier exemple reste Jean-Luc Mélenchon. Voilà un homme qui, depuis 35 ans, s’est présenté à presque toutes les formes d’élections, dans l’Essonne, dans le Sud-ouest et dans le Nord, et qui vient désormais revêtir un maillot de l’OM du jeudi au dimanche quand il n’est pas « en voyage à l’étranger » comme il l’avoue lui-même ! Mélenchon n’a pas pas plus d’intérêt pour Marseille qu’il n’en a eu pour ses autres points de chute. Il mise sur le fait que chez nous on aime les personnages pagnolesques et que ses effets de tribune sur la Canebière permettront de faire la blague.

L’élection d’Emmanuel Macron en 2017, et la création d’En Marche un an plus tôt, reposaient sur deux idées simples : faire en sorte que les collaborations entre les individus dépassent les vieux clivages politiques et renouveler nos représentants, en intégrant à la politique les expertises de la société civile.

Je suis certainement le « prototype » de cette nouvelle façon de penser : ingénieure de formation, j’étais encore à mon poste dans un centre d’ingénierie dans le domaine du nucléaire à Marseille lorsque j’ai décidé de m’engager pour ma ville. Je n’avais jamais fait de politique avant d’être élue députée.

Malheureusement, la démarche (gagnante !) du Président de la République n’a toujours pas trouvé son expression à Marseille.

Certains ont pu rêver d’une candidature de Christophe Castaner. Il serait certainement l’homme de la situation, lui qui a déjà montré son sens de l’intérêt général lorsqu’il s’est sacrifié aux Régionales de 2015 pour faire barrage au Front National. Il a l’autorité, la capacité et l’écoute nationale pour faire bouger notre ville. Hélas pour les Marseillais, il assure qu’il veut demeurer ministre à temps plein, qu’il est « totalement dévoué à sa tâche » et qu’il le restera.

Alors je m’inquiète !

Je m’inquiète car nous n’avons pas encore tranché entre une alliance et une candidature à nos couleurs. Je m’inquiète qu’on parle d’une liste commune avec la candidate de Jean-Claude Gaudin alors que l’un des nôtres est hué à son dernier meeting. Je m’inquiète de voir s’agiter en coulisse diverses personnalités qui font déjà campagne dans leur coin, ces candidats du « faute de mieux », ceux qui assurent avoir l’aval d’untel et qui pensent que cela suffira…

Je m’inquiète car je ne vois ni grand projet ni dynamique.

Pour ma part, je pense que Marseille mérite mieux que des tractations en coulisse ou chacun joue une partition personnelle.

En 2020, notre ville devra « changer de régime », elle devra explorer l’exigence et l’excellence face aux immenses défis qui sont les siens.

Il faudra faire des choix courageux pour préserver nos magnifiques sites naturels, réduire les pollutions, renouer avec le littoral, reconstruire le dynamisme économique et rendre la ville attractive pour sa qualité de vie et de travail.

Nous devrons lutter contre le fléau du chômage en mettant en place un vaste plan d’intermédiation entre l’offre et la demande s’appuyant sur l’innovation sociale, largement présente sur notre territoire mais tellement peu valorisée aujourd’hui.

Avec l’aide du Gouvernement, il faudra écouter et enfin donner des réponses concrètes face à l’insécurité : des mesures, des moyens pour renforcer les pouvoirs de police mais aussi pour valoriser la citoyenneté.

Nous devrons lutter contre « la saleté chronique qui gangrène la ville » comme l’a titré le magazine Marianne en pointant du doigt les causes que tous les Marseillais connaissent : incivisme, manque de moyens, grèves à répétition et politique municipale qui se concentre sur l’hyper-centre au détriment de certains quartiers.

Après le drame d’Aubagne, il faudra faire une guerre sans relâche aux marchands de sommeil et aux promoteurs sans scrupule qui pourrissent notre cité en exploitant la misère de certains de ses habitants. L’ADN de notre parti fonctionne puisque notre ministre du logement a tout récemment concrétiser un Projet Partenarial d’Aménagement avec la Métropole.

Nous devrons mettre en valeur notre dynamisme culturel et notre patrimoine, qui ne peut pas se résumer au Mucem et à la Bonne Mère, et se battre pour que tous les Marseillais puissent avoir accès aux richesses de notre ville.

Sans oublier des grands chantiers de rénovation du service public autour des transports, de l’éducation et de la santé.

Il faudra enfin, avec des solutions déjà expérimentées dans d’autres grandes communes, combattre le Marseille-bashing qui nuit tellement aux habitants et à l’image de notre ville.

En clair, il faudra du courage, de la détermination et du travail.

Et puisqu’aucune personnalité ne se distingue pour l’instant comme future tête de liste de ce projet, montrons au moins une image digne : En nous organisant, en travaillant avec tous les vrais progressistes qui placent l’intérêt général avant leur égo, qui placent le rayonnement économique et culturel de la cité avant leur situation individuelle, qui placent la liberté de chacun et la protection des plus fragiles comme priorité, pour proposer dans huit mois aux Marseillais, des solutions intelligentes et ambitieuses.

Claire Pitollat

Députée de Marseille.

Retrouvez ma lettre mensuelle – Juin 2019

Madame, Monsieur,

Aujourd’hui, la politique des transports n’est plus adaptée aux réalités du pays, aux besoins et aux attentes des citoyens. Parallèlement, l’urgence environnementale et climatique appelle à se déplacer différemment.

C’est dans ce contexte, que nous avons voté le mardi 18 juin, à l’Assemblée nationale par scrutin solennel à une large majorité le projet de loi d’Orientation des Mobilités.

Les transports sont essentiels dans notre vie quotidienne : pour se former, aller au travail ou retrouver un emploi, se soigner… Le droit à la mobilité doit être au cœur de la promesse républicaine !

Aides des employeurs, véhicules électriques, transport ferroviaires ou aérien : le projet de loi « Orientation des mobilités » contient de nombreuses mesures, avec certaines évolutions législatives que j’ai tenu à porter au sein de l’hémicycle notamment sur :

  • La qualité de l’air ;
  • L’encadrement des trottinettes électriques dans les grandes villes, comme à Marseille ;
  • La réalisation des aménagements cyclables pour se déplacer en sécurité et promouvoir l’usage du vélo.

Le 06 juin, l’un de mes amendements sur ce projet de loi « Orientation des mobilités a été adopté. L’objectif est de faire en sorte que le plan de mobilité employeur encourage les mobilités actives y compris par le biais pédagogique. Il est en effet essentiel de former et sensibiliser les Français aux enjeux de la qualité de l’air et à la nécessité de l’améliorer.

Des mobilités plus propres et actives, éléments essentiels du projet de loi d’orientation des mobilités, sont une des clés pour permettre de réduire l’impact du secteur des transports sur la pollution atmosphérique.

Retrouvez mon intervention dans l’hémicycle.

Aux côtés du président de la République, Emmanuel Macron avec ma collègue Monica Michel, au Sommet des deux rives, le 24 juin, à Marseille afin de refonder une politique méditerranéenne commune tournée vers la jeunesse, l’énergie et la mobilité.

Un projet fort pour la Méditerranée afin qu’elle ne se tourne pas vers la peur de l’autre : La Méditerranée est un laboratoire d’espoir !

C’était il y a seulement 75 ans, on découvrait l’horreur de la Shoah. On pleurait six millions de vies. Six millions. Toutes les voix s’étaient unies en un cri : « Plus jamais ça ! ».

Depuis plusieurs années, la France, l’ensemble de l’Europe, mais aussi la quasi-totalité des démocraties occidentales, sont confrontées à une résurgence de l’antisémitisme sans doute inédite depuis la Seconde Guerre mondiale.

Mais comment combattre efficacement ce que l’on ne peut nommer précisément ? Il faut définir ce nouvel antisémitisme qui avance aujourd’hui à visage masqué afin de mieux identifier ses contours et ses ressors. C’est la raison pour laquelle j’ai décidé de cosigner la proposition de résolution de mon collègue Sylvain Maillard visant à mieux lutter contre l’antisémitisme en reprenant la définition de l’antisémitisme adoptée en 2017 par le Parlement Européen. Il nous faut en effet poursuivre le combat et s’attaquer aux racines du mal. Nous restons déterminés pour lutter contre l’antisémitisme sous toutes ses formes.

Le lundi 3 juin, à l’occasion du dîner annuel du Conseil Représentatif des Institutions Juives de Marseille, j’ai été interviewé par « Radio JM » de Marseille. Retrouvez mon intervention.

Le 03 juin, à Marseille, j’ai assisté à la présentation officielle du « Plan Voile & Nautisme » par Ma Région Sud Provence Alpes Côte d’Azur, aux côtés de Renaud Muselier, Président de la région PACA, en vue des #JO2024. Notre ville est très heureuse d’accueillir les épreuves de voile, vecteur d’accélérateur de l’excellence sportive !

En commission des affaires sociales, à l’Assemblée nationale, j’ai attiré l’attention de Mme Marie-France Bellin, présidente du conseil d’administration, et de M. Jean-Christophe Niel, directeur général de l’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN), concernant la sûreté du nucléaire et de la radiologie dans le milieu médical. Retrouvez mon intervention.

Durant tout le mois de juin, nous avons poursuivi nos auditions avec des entreprises, des experts mais également des associations à l’Assemblée nationale sur notre mission portant sur les perturbateurs endocriniens, mais également à Helsinki en Finlande. Ainsi, la journée du 17 juin fut particulièrement riche en échange autour de plusieurs acteurs finlandais de la santé et de l’industrie de la chimie et du plastique.

Les perturbateurs endocriniens sont un enjeu de santé publique. Bravo pour le travail accompli par l’agence européenne des produits chimiques !

Mi-juin, nous étions tous réunis autour du futur projet de Boulevard Urbain Sud de Marseille. Ce projet doit être re-questionné au regard des nouvelles mobilités. Cela nécessite une réflexion et une évaluation avant de prendre la décision d’abattre 200 pins. La pollution de l’air, la nature en ville reste l’un de mes combats !

Présidente du groupe d’études sur la « santé et la qualité de l’air intérieur & extérieur » à l’Assemblée nationale, aux côtés de mon collègue Benjamin Griveaux, j’étais l’invitée à l’AG de la Fédération Interprofessionnelle des Métiers de l’Environnement Atmosphérique (FIMEA). La pollution atmosphérique entraîne 67000 décès prématurés en France. A plus de 150 mètres en montgolfière en plein cœur de Paris, on mesure l’ampleur des défis en matière de qualité atmosphérique, notamment avec les capteurs intégrés qui mesurent la pollution de l’air.

L’air de rien, l’air c’est tout. Développons le « réflexe air » et adaptons notre politique !

Durant le mois de juin, nous avons poursuivi nos  réunions avec le groupe de travail sur la stratégie de lutte contre la pauvreté à l’Assemblée nationale, autour du Secrétaire Général de la Délégation interministérielle contre la pauvreté et Michèle Pasteur, directrice de l’Agence National des Solidarités Actives. Il est primordial de mettre en œuvre une stratégie d’accompagnement pour répondre à l’hétérogénéité des territoires !

Engagée pour la biodiversité aux côtés de François de Rugy, Ministre de la transition écologique et solidaire, et de Richard Ferrand, Président de l’Assemblée nationale, à l’Hôtel de Lassay, le 26 juin, pour le lancement d’une série d’événements qui vont préparer pendant un an, la réussite du Congrès mondial de la nature (UICN) de juin 2020 à Marseille.

La biodiversité rend des services sur les enjeux majeurs de la Commission des Affaires Sociales à l’Assemblée nationale : Santé, renforcement du lien social et lutte contre la pauvreté. Nous avons encore un travail important d’organisation d’un travail législatif pluridisciplinaire. Le congrès mondiale de la nature à Marseille sera à n’en pas douter source d’inspiration pour cela !

La stratégie de lutte contre la pauvreté, les perturbateurs endocriniens, la qualité de l’air, la création  d’ilots de fraîcheurs font partie de mes combats au quotidien. Il s’agit d’enjeux de santé publique. Aussi, vous pouvez compter sur ma détermination en 2019 pour continuer à soutenir avec le même engagement la modernisation de la France !